Deux millénaires
de Beaujolais Pierres Dorées

Une vigne enracinée dans la terre et le temps

Des villas gallo-romaines aux premières vendanges

Depuis que les premières villas gallo-romaines se sont installées entre Anse et Pommiers, la vigne n’a jamais quitté les collines ocre du Beaujolais Pierres Dorées. Les pierres des chais antiques, exhalant encore le parfum du moût, nous rappellent qu’ici, dès l’Antiquité, on savait déjà tirer du raisin des vins de caractère.

Moyen Âge et Ancien Régime : la vigne façonne les villages

Les siècles passent : au haut Moyen Âge, quelques parchemins latins évoquent les vignes de Tasiacus , l’actuel Theizé , ou de Lagniacus, devenu Légny. Ces mentions discrètes suffisent à témoigner d’un fil rouge jamais rompu : génération après génération, les ceps s’enracinent un peu plus dans ces sols argilo-calcaires que le soleil dore chaque soir.

XIXe → XXe sièclesPhylloxéra et renaissance de l’AOC Beaujolais

Lorsque les forêts cèdent du terrain, sous l’Ancien Régime, la vigne conquiert les coteaux. Les villages deviennent des ruches de métiers du vin ; à Bagnols, on compte quatorze tonneliers pour une centaine de foyers ! Le paysage, désormais tissé de rangs alignés, façonne l’âme des habitants et leur langue : on ne parle plus d’hier ou de demain, mais du prochain millésime.
À la fin du XIXᵉ siècle, le phylloxéra creuse ses sillons.
Le vignoble vacille, la polyculture reprend ses droits, le temps que l’on greffe et que l’on guérisse. Pourtant, la confiance ne s’éteint jamais : elle reprend corps le 12 septembre 1937, quand naît l’AOC Beaujolais. Les Pierres Dorées, portées par cet élan, replantent, vendangent, élèvent… jusqu’à redevenir un phare du vignoble français.

2018 → 2019Reconnaissance mondiale : Géoparc UNESCO et héritage vivant

Plus récemment, la reconnaissance s’internationalise. En 2018, le Beaujolais devient le premier vignoble certifié Géoparc UNESCO ; l’année suivante, Villefranche et la Communauté de communes décrochent le label « Ville & Pays d’Art et d’Histoire ». Ainsi consacrée, la mosaïque de sol, schistes, calcaires, granites, marnes, roches dorées, exprime dans chaque verre toute la richesse géologique, paysagère et humaine de ce terroir.

2017 → Aujourd’huiVers la mention Beaujolais Pierres Dorées :
le projet DGC

En octobre 2017 le projet est officiellement présenté à l’INAO.
L’année 2022 marque son ouverture au public avec plusieurs événements destinés à faire rayonner l’appellation auprès des professionnels comme des amateurs. Aujourd’hui, les vignerons rassemblés au sein d’un collectif portent un nouveau rêve : faire reconnaître officiellement la dénomination géographique complémentaire Beaujolais Pierres Dorées. Ils rédigent le cahier des charges, dégustent, partagent, expliquent. À l’horizon se dessine un vin lumineux, fier de deux mille ans d’histoire et résolument tourné vers les dégustateurs de demain.

Promesse d’avenir,
mémoire gravée dans l’or des pierres

Le Beaujolais Pierres Dorées n’est plus seulement un vignoble : c’est une histoire qui palpite sous la lumière, une chronique que les roches racontent à qui sait écouter.

Sculpté par des millénaires de géologie puis apprivoisé par des générations de vignerons, ce paysage respire l’alliance rare du temps long et de la passion humaine. Chaque millésime y devient la voix d’un terroir : il chuchote la chaleur des couchers de soleil sur les collines d’ocre, l’éclat minéral de la pierre qui garde la mémoire, la main patiente qui taille, vendange et élève. Ainsi, dans chaque verre, le futur se mêle au souvenir et l’on goûte cette alchimie unique où la lumière, la roche et l’âme des hommes s’accordent pour offrir un vin résolument tourné vers demain.